La réparation des surfaces pourrait-elle réduire la gravité des sinistres liés aux dommages matériels ?
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La réparation des surfaces pourrait-elle réduire la gravité des sinistres liés aux dommages matériels ?

Réparer et restaurer les surfaces endommagées plutôt que de les remplacer peut contribuer à réduire la sévérité des réclamations tout en soutenant les objectifs de durabilité. Dans de nombreuses réclamations en assurance de biens, des dommages de surface esthétiques entraînent le remplacement d’éléments qui demeurent pourtant entièrement fonctionnels.

Les spécialistes en restauration rencontrent fréquemment des situations où un éclat, une brûlure, une fissure ou une égratignure mène au remplacement complet d’une baignoire, d’un comptoir, d’un panneau d’armoire ou d’un assemblage de tuiles.

Du point de vue de la restauration, cela soulève une question pertinente : est-il réellement nécessaire de remplacer l’ensemble de l’élément? Bien que le remplacement puisse sembler être la solution la plus simple, il augmente souvent à la fois l’ampleur de la réclamation et son empreinte environnementale.

Lorsque le remplacement augmente l’ampleur de la réclamation

Le remplacement d’un élément endommagé implique rarement une seule étape. Démolition, disposition des matériaux, approvisionnement, installation et coordination des différents corps de métier viennent s’ajouter, augmentant le temps et les coûts du processus de reconstruction. Chaque étape supplémentaire accroît les besoins en main-d’œuvre et prolonge les délais de règlement de la réclamation.

La réparation de surfaces offre une approche alternative. Plutôt que de retirer et remplacer des éléments complets, la portion endommagée est restaurée sur place à l’aide de techniques spécialisées et de systèmes de correspondance des couleurs qui s’intègrent au matériau existant. Cela permet d’éviter la démolition, de réduire les besoins en main-d’œuvre et, dans bien des cas, de compléter les réparations en quelques heures. Pour les professionnels des réclamations, cela se traduit souvent par une résolution plus rapide et une réduction de l’ampleur globale de la réclamation.

Réduire la sévérité des réclamations grâce à des réparations ciblées

La réduction de la sévérité des réclamations demeure l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la performance des portefeuilles. Bien que les sinistres majeurs attirent souvent le plus d’attention, une grande proportion des réclamations provient d’incidents de moindre envergure mais fréquents. Les dommages de surface s’inscrivent précisément dans cette catégorie.

Baignoires ébréchées, comptoirs égratignés, surfaces d’armoires endommagées ou planchers brûlés sont des situations courantes à la suite de dégâts d’eau, d’incendies ou de fumée, de dommages causés par des occupants ou d’accidents du quotidien. Lorsque ces éléments sont remplacés plutôt que réparés, les coûts cumulés à l’échelle de milliers de réclamations peuvent devenir significatifs.

Pour les professionnels des réclamations, les solutions axées sur la réparation peuvent également simplifier le processus. En réparant plutôt qu’en remplaçant, on réduit considérablement les besoins liés à l’approvisionnement en matériaux, à la coordination de multiples intervenants et à la planification de travaux prolongés. Cela permet d’accélérer les délais de règlement et de simplifier la gestion des projets. Dans les portefeuilles où ce type de dommage est fréquent, intégrer la réparation comme option contribue à des portées de travaux plus prévisibles et à une gestion des réclamations plus efficace.

Pour les propriétaires et les occupants, les avantages sont tout aussi concrets : moins de démolition signifie moins de perturbations, moins de débris et moins d’intervenants sur place. Dans des environnements comme les immeubles multirésidentiels, les hôtels ou les résidences étudiantes, la réduction des interruptions est particulièrement appréciée.

Aligner la gestion des réclamations avec les objectifs de durabilité

Les engagements en matière de durabilité prennent de plus en plus de place dans l’industrie de l’assurance. Plusieurs assureurs développent des stratégies ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) visant à réduire les émissions, améliorer l’efficacité opérationnelle et favoriser une utilisation responsable des ressources.

La réparation constitue un levier concret pour soutenir ces objectifs. Restaurer les matériaux existants prolonge la durée de vie d’éléments qui seraient autrement remplacés. Cela réduit également les déchets générés lors des projets de restauration et évite les émissions liées à la fabrication, au transport et à l’installation de nouveaux matériaux.

Chaque réparation qui évite un remplacement contribue à réduire les déchets de construction tout en préservant des matériaux encore fonctionnels. En priorisant la réparation lorsque cela est approprié, les fournisseurs de services en restauration peuvent aussi soutenir les assureurs et les propriétaires dans l’atteinte de leurs objectifs environnementaux, tout en maintenant une gestion efficace des réclamations. Ainsi, les stratégies axées sur la réparation permettent de relier les décisions quotidiennes en matière de sinistres à des objectifs de durabilité plus larges.

Repenser le remplacement dans les réclamations en assurance de biens

L’industrie de la restauration a toujours eu pour objectif de remettre les biens dans leur état pré-sinistre. Toutefois, plusieurs processus de réclamation privilégient encore le remplacement lorsqu’il s’agit de dommages esthétiques de surface.

Alors que les assureurs et les acteurs du secteur immobilier cherchent à mieux maîtriser les coûts de réparation et à améliorer leur performance environnementale, les approches axées sur la réparation gagnent en importance. La réparation de surfaces illustre comment des décisions, parfois simples, prises au niveau des réclamations peuvent générer des bénéfices opérationnels et environnementaux concrets.

Intervenir au niveau le plus localisé possible permet de mieux contrôler la sévérité des réclamations, de raccourcir les délais de réparation et de réduire les déchets.

Pour les professionnels des réclamations, la question devient alors de plus en plus pertinente : le remplacement est-il réellement nécessaire, ou une réparation ciblée permet-elle de restaurer la surface tout en limitant les coûts et l’impact environnemental?


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David McKeon, Responsable de succursale - Ontario

Cet article a été initialement publié dans Canadian Underwriter.

Réparer d'abord. Remplacer en dernier.

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